Les droits de diffusion de la Ligue 1 Mcdonald’s ont fait énormément parler d’eux lors de l’été dernier. En effet, un flou s’était installé sur le diffuseur de la première division française pour la saison 2024/2025. Ce n’est que quelques semaines avant le début du championnat qu’a été conclu un contrat entre DAZN et la LFP pour que la plateforme britannique, DAZN, puisse diffuser sur ses plateformes les cinq prochaines saisons de la la Ligue 1.
Cet accord stipule l’attribution par la LFP de huit matches de Ligue 1 sur neuf par journée de championnat à DAZN pour, en moyenne, 400 millions d’euros par saison sur la période 2024-2029.
Ne comptant que 500 000 clients sur l’objectif des 1,5 millions en décembre prochain, il est facile d’avérer les débuts compliqués du partenariat entre la plateforme britannique et la Ligue.
Pour comprendre d’où vient ce manque de clients, DAZN a mis en lumière deux problèmes concernant une lutte contre le piratage inefficace et le manque d’attractivité du championnat passant par une collaboration déficiente des clubs. Afin de remédier à ces problèmes, la plateforme a décidé de monter un plan d’action, présenté à la LFP mi décembre 2024.
N’ayant pas eu de retour de la part de la LFP, DAZN décide de ne payer que la moitié de l’échéance financière due en février et de verser les 35 millions restants dès lors que la Ligue apportera une réponse au plan d’action de la plateforme.
La séquestration de la moitié du versement par DAZN pousse, le mercredi 12 février, la Ligue de football professionnelle à assigner en référé la plateforme pour non exécution du contrat devant le tribunal de commerce de Paris. La ligue souhaite alors que la juridiction condamne DAZN à payer les sommes dues (c’est-à-dire les 35 millions restants).
La procédure de référé est une procédure d’urgence permettant alors de régler les litiges dans les plus brefs délais. C’est alors la voie judiciaire parfaite pour ce conflit. En effet, la LFP avait prévu le 16 février, un versement de 57 millions d’euros répartis entre les clubs de Ligue 1 au titre des droits TV. Les clubs fondant leurs obligations selon l’échéancier des versements, certains étant déjà en difficulté financière pourraient gravement pâtir de cette absence de versements.
La Ligue de Football Professionnelle est donc contrainte d’utiliser son fonds de réserve afin de payer elle-même les clubs pour qu’ils ne soient pas des victimes collatérales de ce conflit.
Le tribunal de commerce de Paris rendra sa décision le 28 février prochain.